CYPARIS CIRCUS
 
 
26 novembre 2010

Votre prestation est époustouflante. Elle interpelle, met dans l'inconfort, vient secouer les inerties, ouvrir les paupières quelques fois désespérément refermées sur la douleur du monde.

Le travail de l'acteur en vous est kaléidoscopique, vous faites sentir de l'humain toutes les couleurs de l'arc en ciel des émotions et des sentiments. Mais ce travail d'acteur n'existerait pas sans une passion qui doit être comme le foyer qui donne vie à ce que vous nous faites partager.

Au Pulloff, dimanche soir, il y a eu des moments où je ne savais plus si vous étiez dans le rôle du personnage que vous jouiez ou si vous en sortiez. Vous m'avez interpellé plusieurs fois et je suis resté à plusieurs reprises sans réponse. Je ne savais plus dans ces moments précisément, si je regardais l'acteur dans son rôle ou l'acteur sorti de son rôle. Peut-être que créer cette zone de doute fait parti de la mise en scène de M. Michaud...

Quoiqu'il en soit vous avez donné vie à ce texte d'Aimé Césaire et si votre pari était de faire connaître cet écrivain, et son œuvre, vous avez fort bien réussi. Si votre pari était de donner au théâtre la force de la provocation, vous avez réussi.

Merci de ce que vous m'avez fait connaître.

Guy Gerbi

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26 novembre 2010


Merci David pour ce splendide travail. J'ai eu beaucoup de plaisir à te découvrir sur scène. Jeune metteur en scène, j'ai eu la joie de découvrir tant un vrai travail de direction de l'acteur que du plaisir et de la vie. Je projette souvent mes envies, attentes et mon univers quand je vais voir une pièce de théâtre. Une manière de défendre mon travail et ma vision du théâtre. J'assiste trop souvent à des représentations qui goûtent soit trop la télé-réalité (en cela que le je-men-foutisme du jeu et du propos sont exacerbés) soit trop le sacré-solennel (grands acteurs, grand metteur en scène, grand propos, grande démarche et pas de vie, pas de joie). J'essaye pour ma part de proposer un juste milieu: On vient sur scène défendre quelque chose, une parole, une vision du monde. On est donc sur scène, à 200%, prêt à tout donner et à tout défendre, parce que l'on croit en la démarche. Cela implique aussi de considérer le "plateau" ou la scène comme un endroit à part, presque sacré, mais simplement en cela qu'il propose (offre) une vision du monde et des choses. Et puis, on vient vivre sur scène une histoire, avec sa joie et ses peines, son dynamisme et sa fatigue, avec ce que l'on est et le regard que l'on porte de soi-même sur le projet. Un comédien n'est pas juste une bouche, c'est aussi un corps investi qui porte en sus du plateau également une vision du monde. UN HOMME DEBOUT est tout cela: une vision et un regard sur la négritude que tu portes mais que tu t'appropries également. Tu incarnes la négritude, comme tu te représentes toi-même aussi dans cette pièce; tu es donc le regard avant de le porter, et en cela je suis sûr que pas mal de camarades comédiens doivent t'envier. Et puis tu te dépasses sur scène et tu te re-découvres un homme-comédien dans cette mise en scène, comme Césaire se découvrait frère de la négritude en revenant au pays natal (...) Je salue également Stéphane Michaud pour sa mise en scène audacieuse et le regard plein d'amour qu'il doit te porter. Car c'est sans nul doute quelqu'un qui te connaît bien. 

Romain Aury-Galibert
Directeur et metteur en Scène de la Cie de Théâtre Populaire «Parle à un ange»

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26 novembre 2010


Cher David & les deux personnes à la lumiere et au son,

Un grand merci pour cette soirée. Nous avons beaucoup aimé votre spectacle ! Parce que nous ne sommes pas aussi doués avec les phrases nous essaierons de vous expliquer pourquoi avec des mots : captivant, intriguant, ouvrant l'esprit, dynamique, dérangeant, plein d'humanité, généreux ! Bonne chance et bravo pour votre talent.

Matthieu & Sarah

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24 octobre 2010

Excellent, quel feu tu nous a mis !!!!!!!! Il y a quand même deux trois scènes un peu chaudes... Autrement c'est extraordinaire, j'ai adoré ! On passe d'un univers à un autre de façon tellement irréelle, la mise en scène est très bien faite, la lumière et son : extra. Que de puissance dans ton jeu ! et tes larmes... je reste sans voix. Bravo, félicitations ! vraiment, chapeau l'artiste. Je te remercie pour ce que tu nous as donné.

Elvira Petrovic

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23 octobre 2010
David, 

Je tiens encore à te dire Bravo !!! C'est incroyable ce travail que tu as fait..... Je suis encore toute remplie de ces textes et de ta performance. Bravo et merci et je suis vraiment heureuse pour toi d'entendre que tu as pu offrir et donner l'entièreté de toi et de ton travail de comédien.... 

Hélène Hudovernik

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22 octobre 2010

Déroutant, pertinent, atypique… 

Tels sont les différents qualificatifs que l’on pourrait attribuer au spectacle « Un Homme Debout ». En effet, celui-ci ballotte vos émotions à travers sa proximité, son rythme, ses provocations; mais également par la qualité de ses jeux de lumières et effets sonores. Le but de cette orchestration, digne d’un maestro; nous interpeller, voire réveiller nos consciences, quant à notre humanité et ses responsabilités, mais aussi à ses travers, particulièrement lorsque ces derniers infligent souffrances, humiliations et blessures à autrui; notamment au peuple noir.

Bravo et un grand merci à l’artiste David Valère ainsi qu’à son metteur en scène Stéphane Michaud et au reste de l’équipe.

Une performance scénique à vous couper le souffle, accompagné d’un message plein d’universalité, sans langue de bois ! Respect pour l’audace, il fallait oser… Une merveilleuse illustration du pouvoir de la culture.

Auguste

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21 octobre 2010

Salut David,
 
Merci de cette interprétation de ce si beau texte que je ne connaissais pas. Sans toi je ne pense pas que je l'aurais si bien compris. La misère, le rhum, les morts, le traumatisme de la fête de Noël, la fuite, la compromission à Paris, notre bestialité, domptée par nos cultures: la danse pour les uns, l'oppression pour d'autres; la révolte, indispensable, et finalement le déclic, quelque part forcément spirituel, mais mis en actes politiques. C'était magnifique. C'est ce que je demande aux artistes, qu'ils me fassent revivre encore et encore les fondements de notre humanité commune. Mais là j'ai aussi appris sur la négritude. J'ai aussi beaucoup aimé ton introduction sur le tourisme, dure et juste, et ton sens de l'humour.

Delphine Bordier

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21 octobre 2010
 
David, 
Bravo pour cette mise en scène et cette manière de présenter les textes de Césaire. Tu nous as permis de découvrir des textes que nous n’aurions probablement jamais lus et nous en avons parlé longuement sur le chemin du retour !
Nous avons passé un agréable moment et ta pièce va nous trotter dans la tête longtemps !!! Merci !
Céline Devayes
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20 octobre 2010

Salut David,

Encore merci beaucoup pour ce spectacle extraordinaire, jouer par un talentueux fou et baigné dans une poésie à fondre. Sans blague tout à coup j'ai senti poussé des ailes sur mon coeur et j'étais clouée dans mon fauteuil par cette beauté, je me sentais devenir un grain de sable insignifiant, m'envoler pour mourir, pour me métamorphoser... Quel plaisir de voir un vrai bon acteur qui donne tout !

Corina Ixe

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18 octobre 2010

Cher David,
J’ai passé un moment inattendu hier, tu m’avais parlé de surprises, de chocs, et je n’ai pas été déçue ! Quelle performance, quelle bousculade ! J’avoue avoir été gênée à certains moments, non pas par pudibonderie mais plutôt car ton jeu d’acteur et certains mots nous renvoient à nous-mêmes et à notre manière de voir les choses ! Un homme debout est un spectacle que l’on garde en soi et c’est le cas pour moi… Pour couronner le tout, j’avoue que ton humour et tes digressions ont été des bulles salvatrices pour mieux appréhender le texte brut et cela a été fait magistralement. Merci pour tout cela.
Cadige Azzeddine
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15 octobre 2010


Bravo à vous pour ce moment de théâtre extraordinaire.

J'ai beaucoup apprécié le jeu d'acteur, l'ambiance musicale et les jeux de lumière qui s'accordaient parfaitement. 

A propos du texte, je suis resté impressionné par la lucidité de l'auteur face à ses contemporains et par le volume dans ses mots qui fait déborder son amour et ses regrets pour son peuple. 

Le langage de Césaire est passionnel et politique et sans faillir David le transmet dans un jeu subtil qui lui permet de dépasser des situations humainement dégradantes. 

David et Stéphane nous lèguent ici une expérience forte qui remémore à chacun le juste combat de l'homme debout contre les mécanismes de domination.
 
Raphael Voelin

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5 août 2010

Bonjour,

Ma femme et moi même te remercions à la fois pour l'entrée au théatre "Un homme Debout" et ta magnifique 
prestation. Un homme debout m'a rappelé et appris beaucoup de choses.

Merci encore une fois.

Flory Etamba

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4 août 2010

Que dire de votre interprétation qui n'ait déjà été dit : envoûtant, dramatique... 

J'ai un profond respect pour le peuple africain, quand j'écris profond, c'est même viscéral... et non pas nourri par l'intellect car ma culture à ce sujet est limitée.

J'ai été choquée et peinée par ce passage où vous faites le "singe". Non, parce que vous êtes venu vous asseoir sur mes genoux dans cet élan primitif, mais pourquoi la nécessité de descendre aussi bas, le reste ne suffisait il pas ? C'est comme si vous donniez du crédit à ceux qui glissent dans cette définition avilissante.

Finalement, c'est le but d'un certain art de remuer les consciences et je ne connais pas l'oeuvre d'Aimé Césaire... mais de vous voir ainsi j'avais envie de me lever et de dire "stop", c'était si violent.

Soyez rassuré, mes lunettes n'ont rien subi d'irréversible et moi non plus. Le fait que vous m'ayez choisie comme exutoire de votre frénésie pour la mise en scène du spectacle, en dehors du thème lui-même, m'a surprise comme vous avez pu le constater et vous avez réussi à stopper au bon moment. 

Je souhaite vous soumettre mon interprétation de cette scène, pour faire écho à celles où vous définissez le "sauvage" entre autre comme un fantasme : c'est que lorsqu'il sort de sa cage, l'esclave s'approprie la femme du Maître... l'autre face du fantasme...

Quant au moment où je voulais vous dire "stop" c'est le revirement qui précède, comme vous le dites si bien quand l'homme occidental assimile l'homme africain au singe, c'est là où je ne supportais plus la cruauté de ce qui a pu, ou est encore fait, et que vous avez incarné.

Oui, les "bons sauvages" ont été exposés comme des animaux dans des Zoos. Vous savez, quand il y a plus de 20 ans en arrière, j'ai vu pour la première fois Mississipi Burning, j'ai pleuré : pleuré de dégoût devant ce qui a pu être fait aux afro-américains, et de cette capacité sans borne qu'ont certains hommes (et femmes) de faire souffrir... et ce n'était que le début d'une descente aux enfers de l'inadmissible, et comme vous le dites nous sommes loin de tout connaître.

Heureusement, l'Homme a aussi d'autres valeurs... à cultiver encore et encore.
 
Au plaisir

Sylvie Delécluse

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31 juillet 2010

Juste pour vous dire bravo, c’était magnifique et cela m’a touchée spécialement, après 10 ans de vie en Haïti et 20 ans de mariage avec un Haïtien ! Mon mari est en Haïti actuellement, et j’aimerais que vous me disiez quand vous rejouerez cette pièce afin de pouvoir l’y emmener à son retour. Merci encore.

Mireille Perrin

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15 janvier 2010

Bonsoir David,

Voici un petit mot, tardif, que je tenais à t’'envoyer, concernant ton spectacle Un Homme debout.

Je crois qu'il me faudrait beaucoup de temps pour t'exprimer là-dessus tout ce que je voudrais...

D'abord je vous remercie, toi et  Stéphane Michaud d'avoir choisi ce texte d'Aimé Césaire, inconnu pour moi et pour beaucoup d'autres, je pense. C'est aussi une des "missions" du théâtre que de préserver la mémoire des textes, des hommes, de l'Histoire, en les ressuscitant, d'une certaine façon, sur scène.Cela semble banal dit comme ça, mais c'est essentiel. D'autant plus que cet auteur figure parmi les auteurs majeurs du 20ème siècle que maintenant seulement j'en ai vraiment pris connaissance.

La mise en scène, la scéno et le travail fait sur ton jeu sont épatants. Il est non seulement rare de voir un travail de cette qualité mais aussi de découvrir un acteur avec une telle dextérité, cette présence brute et avec le courage (oui je dis bien courage !) de pousser si loin les choix pris dans se qu'il veut raconter, ou donner à voir, offrir à l'oeil souvent acéré du spectateur.

Me vient à l'esprit le passage du "singe". Avec sincérité, je peux te dire que ce n'est plus un homme que j'avais devant moi, mais bien un animal. Au fil des minutes j'ai vu la métamorphose d'un homme en un singe et pas parce qu'avec complaisance je me Figure l'idée, mais parce que réellement il y a transformation (toute lucidité gardée !)
Et la puissance de ce passage ne relève pas uniquement de l'aspect "performatif", mais plutôt de ceci :
Je regarde ce singe et tandis que je me dis qu'il s'agit d'un homme, je me souviens de ces colons, exposant des indigènes dans un zoo, satisfaisant ainsi la curiosité de badauds qui eux se disaient quelque chose comme : 
" Tiens , cet animal, cette bête, ressemblerait presque à un homme..." Le renvoi est violent. Et cette analogie m'a à la fois mise mal à l'aise et bouleversée.

Et puis il y a aussi ces moments joyeux et chauds... Enfin,
je voudrais te parler de beaucoup d'autres choses que j'ai vu dans ce spectacle mais l'espace ne s'y prête pas vraiment.

Bravo à toi et Stéphane Michaud pour ce travail profond, émouvant et intelligent...

Et je vous souhaite de pouvoir le continuer...
 
Amicalement,

Jessica Kraatz

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14 janvier 2010

...Quelques lignes pour te dire à quel point j’ai été scotché par ta performance au T50

Alors comme je me sentais assez bien dans l’ombre je suis resté là assis, à prendre comme je le pouvais cette puissante émotion que tu as transmise et en suis reparti un peu plus éclairé par ce qu’il devient perceptible, dans le noir, à celui qui prend patience de voir avec son cœur.

Le mien en fut ébloui et tu vois il m’aura fallu attendre un mois pour me mettre à la lumière de mes lignes. Lignes qui en marge de souligner ces émotions te transmettent mon sincère bravo et cette putain de ta race de baffe que tu m’as foutue dans la gueule!

Comme tu as assuré, mon vieux nègre...

Sincèrement David, je pense que tu as là mis la barre très haute et je ai été bluffé ! Merci, bravo et je pense que ces portes poussées aux prix de milles efforts “introspectifs” n’ont que largement ouvert des suites passionnantes, autant dans ta vie de papa, mari, homme, acteur, conteur et martiniquais de chez moi...

Alors je te les souhaite du fond du cœur!

Bravo mecos, bravo...soufflé l’ambro, soufflé.

Baci

Nicolas Ambrosetti

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19 décembre 2009

 « Ah oui ! Splendide notre ami David. Quelle grâce, quelle force !
Mémoire profonde et à fleur de peau. Détresse et politesse. Césaire et Valère en fusion théâtrale.
David incarne la parole d'Aimé à partir de sa source même. Verbe et chair pris à l'origine de la douleur et de l'être au monde.
Descendre au fond de l'identité et revenir de ce voyage avec une dignité neuve et belle ainsi qu'avec la conscience du combat à mener.
Singularité et universalité. Bravo l'artiste ! »
Daniel Wolf
metteur en scène et comédien
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19 décembre 2009

David, 

J'ai vu votre spectacle il y a quelques jours et je te remercie de ta performance qui m'a reconciliée avec la
souffrance des peuples noirs, blancs et autres que je croyais à tort être feinte.  

L'étreinte de tes mots mélangé à ceux d'Aimé Cesaire ont provoqué un accouchement d'émotions réelles qui m'ont demandé plusieurs jours de gestation dans mon cœur réveillé.

Bravo pour la scène du gorille en rut que je pratique depuis en catimini de ma chambre ou mon studio et que je recommande vivement à chacun de vous pour
ces effets libérateurs.

Je me réjouis du jour où votre spectacle dépassera les frontières de nos contrées et ouvrira avec humour, tristesse et surtout de la sincérité le
cœur d'autres personnes.

Peace man.

Jorg Brockmann

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19 décembre 2009

Cher David,
 
Je suis encore ébranlée par ton spectacle hors norme, bouleversant. 

C’était vrai à faire peur, follement gai, provoquant, chaleureux, dangereux, poétique, courageux, tendre. 

Ça n’arrêtait pas d’aller trop loin, et finalement ce n’était pas trop loin, c’était juste, du début à la fin. 

Au-delà de mon admiration pour ta virtuosité, au-delà de mon plaisir à un spectacle qui renouvelle mon amour pour le théâtre – le théâtre pour le théâtre ne m’a jamais suffi ! – j’ai emporté en moi un message profond, nourri d’émotion, d’images et d’idées fortes. Haïti faisant partie de ma vie depuis l’arrivée bienheureuse de Monique dans notre famille, tes thèmes me sont d’autant plus proches. Mais ton propos est bien sûr universel et va toucher tout le monde. Il faut à tout prix poursuivre cette aventure.
  
En tout cas, merci de cette soirée mémorable (et bravo au passage pour ta promo remarquable – décidément, tu as tout réussi).
 
Bises
 
Dominique Caillat
Auteur & Metteur en scène

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18 décembre 2009

Quel plaisir et quelle confrontation à la force profonde de Césaire... transmise par la profondeur de David Valère.

Profondeurs mélangées s'entraînant l'une l'autre, habilement intriquées comme ce nègre fondamental enfoui et qui se révèle "de toute façon" avec force inouïe et violence contenue, canalisée, pour donner encore plus d'impact au propos et à la pensée qui l'anime... 

Intrications réciproques qui faisaient résonner dans ma tête les subtilités des musiques de "Lambarena-Bach to Africa" et "Mozart l'Egyptien". 

Résonances aussi plus martiniquaises de l'art du Danmyé issu de la rencontre/confrontation des mondes des esclaves et des "propriétaires Békés" et inspiré du n'golo. 

Art où le combat simulé doit se dérouler en cadence avec la frappe/le jeu du tambouyé, du ti-bwa, soutenus par les paroles du chanteur reprises par le choeur. 

Intrications où chacun est à l'écoute de l'autre dans un profond respect sans lequel la rencontre devient impossible.

«Il y a des volcans dont l'embouchure est à la mesure exacte de l'antique déchirure.»

Simplement merci.

Olivier Dufour

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16 décembre 2009

Bonjour, 

Ça fait un moment que je suis réveillée et je pense à votre spectacle. J’en avais vu une mise en scène prétentieuse après le décès de Papa Césaire et j’étais restée dans l’idée que la poésie c’est pas mon truc ! Hier soir, j’ai lu le texte. Etonnamment l’original. Je suis encore très retournée par votre spectacle. Loin d’une poésie absconse j’ai ri, j’ai été émue, eue peur. David Valère m’a dérangée jusqu’au fond des entrailles. J’ai retrouvé la moiteur des embruns, les ardeurs du bélé, le chant hypnotique des grenouilles... Merci d’avoir osé. Et bravo ! 

Marylou Grinevald

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15 décembre 2009

J'étais sceptique, dubitative, en attente, dans l'expectative.
Que pouvait bien donner la mise en scène d'un poème aussi compliqué que Cahier de retour au pays natal ?

Un poème difficile, ardu, aride, indéchiffrable, irritant, intrigant, intéressant...

Un contexte méconnu, peu connu, pas reconnu.
Un public connaisseur ? Ignorant ? Intellectuel ?

Comment le mettre sur scène ? Comment faire comprendre à Monsieur Madame Toulemonde la souffrance de l'être antillais, la révolte du nègre ?

Sans tomber dans le racisme primaire et de bas étage.

C'est avec une énergie incroyable, avec un talent spectaculaire, avec un humour habile que j'ai vu tout cela.
Une finesse d'interprétation, de mise en scène, d'explication... tout y était.

Césaire ne pensait sans doute pas (encore) au théâtre quand il a écrit Cahier de retour au Pays natal, mais en voyant cette pièce, je suis sûre qu'il ne l'aurait pas désavouée. 

Un travail de filiation remarquable passe du texte à la pièce.

Merci David.
Merci Stéphane.
Merci M. Aimé Césaire.

Céline Milienne

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14 décembre 2009

Cher David,

Performance époustouflante, brillante. Comme tous, Patricia et moi avons adoré et allons le recommander.

Amicalement

Robert Fehlmann

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13 décembre 2009

Merci David et Stéphane, j’ai été très touchée par ce que j’ai vu hier soir. Le fruit de vos efforts est à la fois doux, violent, sucré, pimenté, amer… et tellement efficace !

Pour que les précieux messages, véhiculés dans ces textes, ne tombent pas dans l’oubli, merci aussi, car vous y contribuez, de fort savante manière.

Que votre chemin soit pavé de succès, je vous le souhaite !
 
PS : Avis aux amateurs, professionnels, novices, curieux, programmateurs, journalistes : ALLEZ VOIR CE SPECTACLE !!!
 
Vanessa Coquoz

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13 décembre 2009

Mes Chers Amis,

Parti de Nyon à 18h50, je n' avais aucune idée de ce que j'allais voir... Cependant je n'arrêtais de me demander comment un texte aussi difficile pourrait être jouer ; donc vraiment tout un flot de questions tout en m' inquiétant de ne pas être à l'heure... 

Mais bref, arrivé sur place, la paix dans le coeur ... L'ambiance... Et alors subitement plongé dans ce spectacle j' ai compris que Douta Sek, Yvan Labéjof et bien d'autres avaient fini d'exister et qu'un tsunami se levait sur le nouveau thêâtre... Et qu'Aimé Césaire, avec son sourire en coin, jubilait..........   

MERCI à vous deux pour cet énorme travail et à vendredi prochain

Jean-Max Milienne

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12 décembre 2009

Chers amis,
 
Je partage avec vous un coup de coeur pour une pièce de théâtre vue hier soir et qui est encore jouée jusqu'au 20 décembre. A voir abolument "un homme debout" d'après Césaire. Rarement vu un spectacle dans lequel tous les sens sont mobiisés pour nous faire entrer au coeur de la tragédie de la colonisation et du racisme. J'ai été totalement prise par la force brutale avec laquelle le comédien, David Valère, nous fait vivre par les tripes l'humiliation de l'homme noir et de son combat pour en faire un homme debout : magnifique. 
 
Bises chaleureuses (pas celle du vent glacial du nord....)

Anne Catherine Salberg

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10 décembre 2009

Avec la performance phénoménale de l'acteur, la puissance du texte et une mise en scène suggestive magnifique, qui permet à chacun de créer son atmosphère propre, nous nous retrouvons embarqués de notre plein gré dans un océan d'émotions poignantes et sur le rythme endiablé de vagues qui nous éclaboussent tour à tour d'espoir, de douleur, d'incompréhension et de joie.

Le premier acte fondateur de Cyparis Circus est un cocktail de vie. On en sort par conséquent bouleversé, heureux, révolté, réfléchissant à notre place dans ce monde. Mais grâce à cet homme debout, il n'est plus possible de remettre en cause l'avenir métissé de notre réalité. Que cette prise de conscience est rassurante!

Fabrice Roman

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7 décembre 2009

Un nègre et sa négritude joyeusement purulente
Un blanc dans le noir 
Un travail d'humanité entre les cultures

Une triste joie, une joyeuse souffrance
Violence qui nous transperce sans ménagement
Fin du spectacle, humilité

Bravo à vous deux et merci.

Olivier Righetti

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7 décembre 2009

Si l’Art ne semble par-dessus tout qu’un état d’âme, alors on est transporté. Au bout du petit matin, celui des exécutions comme celui de l’alouette, comme celui des doigts de rose de l’aurore, tout devient possible.

Ce Cahier d’un Retour au pays natal, magnifique poème d’Aimé Césaire et chant des damnés de la terre, est une prodigieuse aventure qui, dans une mise en scène audacieuse sur un texte redécoupé, nous fait revivre l’histoire du Nègre. Qu’il soit l’humble paysan arraché à son Afrique natale ou le général rebelle finissant phtisique dans un fort du Jura, tout y est de cette histoire d’eau, de boue, de sang et de fouet, sans oublier le moment de bravoure dédié à nos ascendants primates qui à travers Lucy et l’homme de Tumbai fonde la longue chaîne d’une humanité obstinée à vivre.

David Valère incarne d’une manière totale de par son expression physique et rythmique le rebut de grandeur de notre frère noir et nous fait vivre un grand moment d’histoire et de mythe.

Patrice Roman

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6 décembre 2009

« Un homme debout » n'est pas un hommage à Aimé Césaire, c'est une œuvre de négritude à part entière.

« Un homme debout » n'est pas un hommage, parce que l'hommage était le devoir d'allégeance que le vassal devait à son seigneur, et que de se pencher de manière féodale devant une œuvre de libération comme le « Cahier d’un retour au pays natal » serait pire que de lui cracher à la face.

« Un homme debout » n'est pas un un hommage, parce que l'on honore les morts, les ruines du passé et les révolutions qui ont été assimilées par le système social, alors que les mots de Césaire prennent vie dans la bouche de David Valère pour nous parler, à chacun, du monde dans lequel nous vivons aujourd'hui.

« Un homme debout » n'est pas un hommage parce que les hommages utilisent le langage pompeux, doudouiste ou condescendant du colonialiste, alors que la pièce est le hurlement vrai d'un peuple qui refuse de perdre son identité noire.

« Un homme debout » est une œuvre de négritude parce qu'elle s'affranchit des règles imposées du classicisme théâtral. En brisant la séparation entre public et acteur, la mise en scène de Stéphane Michaud se fait métaphore de la possible rencontre entre les mondes. Elle proclame, point dressé, le rythme, la violence, la bestialité, l'oisiveté, le sexe, la chaleur, la danse et la prévalence du corps noir que les blancs ont longtemps craints, enviés ou dévalorisé à la fois.

« Un homme debout » est une œuvre de négritude, parce que, au-delà de la performance de l'acteur, il y a la sincérité des larmes, de la sueur et du sang qui coule dans les veines de toute minorité oppressée. La matérialisation d'un métissage humain, technique et artistique qui nous parle de nos barrages, de nos peur et de nos colonialismes intérieurs. Mais aussi la rencontre d'une amitié qui dépasse les couleurs de peau et les origines familiales.

« Un homme debout » est finalement, en son essence même, une œuvre de négritude, simplement parce qu'elle a refusé le refus de présenter à un public blanc un texte de noir.

Ce n'est donc pas un bravo que je vous adresse, mais un encore !

Xavier Vasseur

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6 décembre 2009

On ne peut être que touché par cette pièce, que ce soit par le texte ou par le jeu, par la simplicité du décor ou la complexité de l'acteur ! Encore une fois bravo, félicitations !

Joëlle

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5 décembre 2009

Bravo David ! Du grand travail simplement, dans les détails et la passion. Tu nous a touchés aux tripes... sans répit, grâce à ta vulnérabilité et un coeur gros comme ça.

Lorenzo

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5 décembre 2009

Un texte éminent repris avec force, brio et talent par un acteur explosif ! Une performance qui ne peut vous laisser indifférent. J'ai aimé !!! En français...c'est de la balle.. j'ai kiffé graaave...

Tanguy Ekoue

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4 décembre 2009

Je saisis cette occasion pour dire tout le plaisir que j'ai eu au spectacle "Un homme debout". J'ai particulièrement apprécié la force du message. On oublie trop facilement toute cette histoire de subjugation et d'asservissement infligée à une majorité de l'humanité par une petite minorité de riches, dont nous somme hélas.

Amitiés

Prof. B. Giovannini (ret)
Université de Genève

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1er décembre 2009

Osé, dérangeant, puissant, courageux.  Bravo !!!!!!!!!!!!! Et beaucoup de succès. o)

Roberto Bestazzoni
Comédien

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30 novembre 2009

On n'en sort pas indemne ! Entre le flot des émotions et l'ivresse des convictions, on navigue sous les lumières justes et au vent du rhum, on se saoule au rythme de la danse et on se love dans le lit des idées. La scène et le spectateur se font dedans et dehors: appréhension, doute, chaleur, sourire... du vivant quoi ! Merci.

Patrick Droneau

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30 novembre 2009

MIA cultures - made in Africa 
Que dire si ce n’est que David Valère est un comédien de très grand talent. Tour à tour raffiné au verbe subtil, puis animal à la limite de la bestialité la plus primitive, pour enfin personnifier l’homme noir dans toute sa splendeur revendiquant sa négritude et criant haut et fort le message d’espoir de tout un peuple !
David Valère est seul sur scène. Il nous offre une performance d’une grande émotion servie par la profondeur des textes du maître Aimé Césaire.
Il faut noter aussi la précision de la mise en scène et les jeux de lumière tout en finesse qui transfigurent notre ami David.
Et le plus drôle, c’est que je ne vous ai pas tout dit…
« Un Homme Debout » est LA pièce à ne rater sous aucun prétexte !
Munganga pour MIA
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30 novembre 2009

Bonjour David,

Ce monde manque tellement de spontanéité et de chaleur... cf les votations lamentables de ce dimanche... Pourquoi ne sait-on plus accepter les autres ni dire ce que l'on pense... je suis contente si vous êtes touché par mon mail, ce n'est qu'un pâle écho à ce que j'ai pu ressentir pendant le spectacle.
 
Je relis Césaire et son cahier avec un plaisir évident. Il y a tant de passerelles à faire avec le monde qui nous entoure, quelques soient nos couleurs de peau, situations personnelles, sexe. Apprendre à être soi, n'est ce pas le plus beau des messages? et arriver à vivre sa propre vie... Je le relis avec vos yeux et votre voix, votre souffle. Encore merci de tout cela.
 
Très belle journée, malgré la pluie, le froid, la grisaille ambiante.
 
A bientôt

Violaine

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29 novembre 2009

On a beaucoup aimé ! Félicitations à David pour son interprétation délirante... Biz.

Michelle et Ben

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29 novembre 2009

Bravo pour la mise en scène, dynamique, inventive, efficace. Good job ! Vous souhaite un succès mérité. 

Dominique Ziegler
Auteur et metteur en scène

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29 novembre 2009

Trop trop bien, j’ai adoré. Magnifique performance, bravo à vous !

Frédéric Lopez

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28 novembre 2009

Cher David,

Rentrés en France voisine, comme on dit. Charmée par cette découverte et rencontre de ce soir. Tu as eu les tripes de t'attaquer à ce texte difficile, mais si fort, et le talent de l'adapter, de l'habiter et de te laisser habiter avec intelligence et sensibilité. Impressionnant pour le spectacteur qui t'accompagne dans ce voyage, virevoltant comme toi entre colère, rire et larmes. 

Encore bravo et merci. Merci de me faire redécouvrir un peu mieux le beau Césaire, de m'avoir fait ressentir encore et encore ce besoin de se connaître, de s'accepter, pour enfin être debout. Un très beau message que tout cela.

Merci encore pour ce très beau moment de théâtre, et d'humanité. Nous tracterons gaiement.

A la prochaine, et beaux voyages !

Violaine

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28 novembre 2009

Quels bons moments (tu remarqueras le pluriel) nous avons passes ce soir ! 

Quel talent de comédien, quelle présence scénique (ça se dit ?), quelle diction, quelle mémoire, ... 

Quelle mise en scène, quel choix musical,...

Excellent ! Bravo à toi et Stéphane. 

Nous sommes ravis d'avoir pris part a ce grand moment (oui, oui, oui)... Merci.

A très bientôt. 

Christine Chavanon

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28 novembre 2009

Bonjour David,

Je suis venu hier soir avec Christine et Claude-Henri, mon mari et ma belle-mère assister à ta représentation. Nous ne nous connaissons pas et je me permets de te tutoyer... et t'envoyer un mail sur ta messagerie perso... tout cela pour te dire que nous avons été bluffés par ton talent.

J'ignorais absolument Aimé Césaire jusqu'à hier soir. J'ai été fortement touchée par la force de ton jeu. Tu es vraiment un grand comédien. La mise en scène était très très réussie. BRAVO à ton co-équipier très talentueux lui aussi. La simplicité des éclairage, les musiques, le texte, ton énergie, TOUT vraiment CHAPEAU.

Généralement je déteste les flatteries faites en particulier aux personnes exposées comme les comédiens mais là j'avoue que je ne peux pas m'empêcher de te féliciter. Et d'ailleurs si j'étais du métier je vous produirais sans hésiter.

Est ce que vous penser passer à Paris? Si jamais tel est le cas, laisse le moi savoir pour que je vous fasse un peu de pub.

Bonne chance, bonne route et à la prochaine pièce de théâtre.

Eléonore  

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28 novembre 2009

Suis allée voir le spectacle «Un homme debout» au T/50. Courez-y. Quelle grande claque dans la tête. Un immense bravo à mes amis David et Stéphane pour leurs performances. Vous m’avez épatée et je vous aime. 

Elisabeth Ossola

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